Le problème sans fin de la pauvreté

Nos réflexions récentes sur la façon de gérer nos finances m’a permis de me pencher sur notre responsabilité envers les personnes marginales. Un des enseignements de la Bible sur la pauvreté, qui se retrouve autant dans l'ancien que dans le nouveau testament, c’est qu'il y aura toujours des pauvres (Deut. 15 : 11 et Marc 14: 7). Je me rappelle certaines campagnes modernes qui ont été faites pour mettre fin à la pauvreté, tant au niveau régional que mondial. Elles sont souvent louables et digne de soutien – et l'église ferait bien d’imiter leur passion pour résoudre le problème! – Pourtant, leur mission est apparemment inutile à la lumière de la révélation biblique, qui est : Oui, nous sommes à travailler pour l'élimination de la pauvreté, mais nous savons aussi qu'elle ne partira jamais.

Pourquoi la pauvreté ne disparaîtra-t-elle jamais ? Une des raisons est qu'une grande partie de la population ne penserait jamais à devenir charitable, car cela reviendrait à renoncer à certaines conforts, qui – reconnaissons-le – n'est certainement pas facile. En revanche, pour ceux qui démontrent un intérêt actif pour les pauvres, ce n'est pas seulement une question d'obéissance, mais c’est aussi une question de transformation. Elle nous permet à la fois (1) d’apprendre à gérer, plutôt que de s’approprié et (2) de devenir d’avantage comme Dieu, comme celui qui donne de bonnes choses à chacun (Matthieu 5: 45). Nous pouvons facilement devenir « dur et sans coeur » envers les pauvres (Deut. 15: 7), particulièrement si on considère qu’investir nos ressources dans les personnes pauvres peut devenir désagréables. Mais, n'oubliez pas: « Pendant que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5: 8), tout cela (peut-être, pour ne pas dire) que c'était désagréable pour Dieu de s'impliquer avec nous ; mais, dans l'amour, il a toujours donné.

Offrez une prière avec moi afin que Dieu puisse nous façonner en attendrissant nos coeurs et en ouvrant nos bras d’une façon généreuse envers les pauvres. Cela peut être un geste parfois difficile, mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose.

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